
La colère et la dépression : une
perspective islamique
- La
colère
- Remède
pour la colère
- La
dépression
- La colère
Quand Dieu créa les
êtres humains, Il créa diverses émotions et désirs en
lui que nous appelons les instincts humains. Ces
derniers comprennent des qualités positives telles que
le fait de reconnaître la vérité et l’exprimer, l’amour
et la compassion et des désirs purement physiologiques
comme le fait d’avoir soif, d’avoir faim ou d’avoir un
besoin sexuel.
Puis, il y a également
des qualités négatives telles que la haine et la colère
d’où résultent la violence et la dépression. Les anges
qui ont été témoins de la création d’Adam avaient
connaissance de certaines qualités négatives de l’homme
et s’interrogèrent à propos de la création de cet être
qui allait créer le « désordre sur terre ». (Coran 2
:30)
Cependant, au même
moment, le Créateur indiqua également les mécanismes
protecteurs pour combattre ces instincts négatifs.
"L’homme fut créé faible," dit le Coran. Pendant les
périodes de faiblesse, nous succombons au dessein de
notre ennemi, c’est à dire Satan, qui nous attaque par
devant, par derrière, par les côtés afin de nous
distraire du souvenir d’Allah et nous faire retourner à
notre nature animistic. Ainsi, la colère en elle-même
n’est pas naturelle ; l’expression de la colère, si elle
s’établit d’une mauvaise manière peut créer divers
problèmes. La différence entre les bêtes sauvages et les
humains est le libre arbitre.
Lorsqu’un lion ou un
loup est en colère, il ne pense pas. Quand un homme se
met en colère suite à une provocation il a le choix
entre contrôler sa colère, y répondre de la façon
enseignée par les Prophètes et les Saints ou oublier
tout ceci et devenir un animal sauvage. Ainsi, la colère
prend place lorsque nous ne nous contrôlons pas mais que
c’est Satan qui nous contrôle.
La colère est un fait
déstabilisant. C’est l’émotion la plus à même de diviser
des amis ; elle éloigne tout jugement, amène à la
dépression, à la folie et aux mauvaises actions pour
lesquelles nous nous repentirons une fois la colère
passée. Mais pourquoi commençons nous par nous mettre en
colère ? C’est soit une provocation, soit une situation
inattendues qui entraînent la frustration puis une
réponse colérique. Lorsqu’il est en colère, un individu
peut agresser physiquement ou verbalement une personne
qu’il aime, blesser un autre être-vivant comme un animal
et, durant la phase de dépression, il peut se blesser
lui-même, voir même se suicider.
Lorsque la colère est
dirigée vers un groupe de personnes, elle peut se
manifester par un acte terroriste que ce soit contre des
individus d’une croyance ou d’une nation spécifiques ou
bien contre son propre gouvernement comme ceci a été le
cas pour l’attentat d’Oklahoma City. Cependant, la
colère n’est pas entièrement d’origine satanique.
Comment pouvons-nous blâmer Satan pour la colère d’un
enfant qui n’a pas eu son jouet ou qui a faim ?
Le point que je soulève
est que l’assouvissement naturel de désirs normaux, que
ce soit en terme de nourriture ou de sexe, soit un
pré-requis pour éviter la colère. Il y a plusieurs
réactions chimiques et hormonales qui affectent nos
humeurs et notre comportement. Il est connu que
l’hypoglycémie et l’hyperthyroïdie favorisent
l’irritabilité et la colère. Nous devons garder
l’équilibre au niveau de nos hormones afin de faciliter
notre bien-être spirituel.
Le Prophète Mohammed
(paix et bénédictions sur lui), qui a été envoyé aux
hommes pour leur apprendre la bonne conduite morale,
apprit à contrôler sa colère envers les mécréants et à
l’exprimer de façon appropriée. Il encourageait
constamment à ne pas se mettre en colère. Un compagnon
lui demanda :
“ Donne moi un conseil
en vertu duquel je pourrais espérer un bien dans
l’au-delà”, et il dit :
“ ne te mets pas en
colère”.
Une autre personne
demanda : “Qu’est-ce qui me sauvera de la colère
d’Allah”, et il dit :
“ N’exprime pas ta
colère” .
Une troisième personne
demanda trois fois : “Ô Prophète de Dieu, indique-moi
comment faire facilement une bonne action », et il dit :
" Ne te mets pas en
colère" .
Une fois il posa une
question à ses compagnons : “Qui parmi vous
considérez-vous comme un homme fort ? ”
Il dirent qu’il
s’agissait de celui qui peut vaincre tel et tel lutteur
lors d’un combat et il dit :
“ Il ne l’est pas. Celui
qui est fort est celui qui peut se contrôler alors qu’il
pourrait se mettre en colère. ”
Il dit aussi : “La
colère est comme le feu qui vous détruit de l’intérieur,
elle peut également vous mener au feu de l’enfer lorsque
vous l’avez exprimée de façon injuste. ”
Etre en colère c’est
comme être ivre. Dans les deux cas, nous ne savons pas
ce que nous faisons, ou nous ignorons que nous faisons
du mal à autrui ou à nous même et ensuite, une fois que
l’ivresse s’est dissipée, nous nous repentons. Le cheikh
Hassan Basri dit une fois qu’un des signes du Croyant
était que sa colère ne prenait pas le dessus sur lui.
Il faut distinguer la
colère qui est une réponse naturelle à un méfait, et la
mécréance. Une personne qui n’a aucune réaction face à
l’oppression, au méfait ou à la mécréance est une
personne émotionnellement impotente.
Il est dit : “ Le mal
grandit lorsque quelques personnes ne font rien pour s’y
opposer. ” Ainsi, répondre à une injustice et le faire
de façon civilisée est une expression de la colère qui
est appropriée. Etre neutre face à l’injustice équivaut
à contribuer à cette injustice. Quelques fois, prendre
les armes afin de combattre l’oppression et l’injustice
est la base de “ la guerre juste”. Cependant, cette “
guerre juste” n’est pas justifiée à un niveau personnel.
La calife ‘Ali combattit
une fois dans une guerre imposée aux musulmans et le
chef des mécréants se confronta à lui. Durant le combat,
‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) prit le dessus sur
son ennemi qui tomba à terre et il fut sur le point de
le tuer.
Le chef des mécréants,
connaissant son sort, n’avait plus d’alternative et
cracha au visage de ‘Ali. Ce dernier se leva
immédiatement et le laissa seul. L’homme vint vers lui
en courrant et dit :
“ Tu avais l’occasion de
me tuer. Pourquoi n’as-tu pas utilisé ton épée ?” ‘ Ali
dit :
“Je n’ai aucune
animosité personnelle envers toi. Je te combattais à
cause de ta mécréance, au nom de Dieu. Si je t’avais tué
après que tu aies craché sur mon visage,alors cela
serait devenu une revanche personnelle que je ne
souhaite pas prendre.” Ce mécréant devint musulman sur
le champ.
Lorsque le Prophète (pbsl)
se mettait en colère à cause d’une mauvaise action ou de
la mécréance d’une personne, il ne l’exprimait jamais
avec sa main ou sa langue. Ses compagnons savaient qu’il
était en colère en regardant son visage qui devenait
rouge, la sueur apparaissant sur son front, et il
gardait le silence pendant un moment, s’efforçant de se
contrôler.
Que nous arrive-t-il
physiologiquement lorsque nous sommes en colère ? Notre
fréquence cardiaque et notre tension augmentent ; ceci
est l’effet direct d’un excès d’adrénaline dans notre
système. Notre force physique augmente alors que notre
force spirituelle diminue. Notre intellect ou notre
pouvoir de décision s’en vont et des choses que nous
n’aurions jamais justifiées dans un état normal
deviennent acceptables. Les organes de notre corps qui
sont, en temps normal, sous notre contrôle, deviennent
hors de contrôle. Ainsi, nos langues deviennent
agressives et nous pouvons prononcer des mots qui
blesseront une autre personne. Nos mains sont hors de
contrôle et nous pouvons frapper quelqu’un et même
parfois nous frapper nous-même. Nos pieds sont hors de
contrôle et nous pouvons donner un coup de pied à un
humain, un animal ou à une machine.
Comment contrôler la
colère ? Contrairement à d’autres enseignements, je
pense que déraciner une colère est impossible,
contre-nature et peut même être douloureux. Une personne
qui ne se contrôle pas ou qui ne redirige pas
l’expression de la colère peut monter la colère contre
elle-même et se blesser physiquement.
Mis à part le fait
d’être déprimé et d’avoir un sentiment de dépression,
durant la phase de colère non exprimée, une fréquence
cardiaque rapide une pression sanguine forte peuvent
nuire au cœur voire même entraîner une crise cardiaque
sur le long terme. Mis à part le fait d’être violent,
durant la phase de colère puisque l’esprit de fonctionne
plus, une personne peut prendre de mauvaises décisions
concernant son travail ou des relations personnelles qui
vont affecter son futur.
- Remède pour la colère
Le premier remède
préventif est d’éviter d’être trop sensible aux
provocations et de devenir sourd et muet. Ceci peut être
nécessaire pour certaines personnes afin qu’elle se
dirigent vers autre chose pour se détourner. Pour les
saints, ceci peut-être envisageable par le souvenir de
Dieu et la méditation, mais pour le commun des hommes,
il est nécessaire d’avoir recours aux outils de ce bas
monde.
Un couple alla voir le
Prophète (pbsl) et dit :
“ Nous nous disputons
depuis des années. Chaque fois, elle dit quelque chose
pour heurter mes sentiments, je me mets en colère et je
réponds et ces disputes atteignent un tel degré que j’ai
peur que ce combat verbal ne devienne physique ou que
nous finissions par divorcer. Conseille-moi sur la façon
de contrôler ma colère.”
Il dit à l’homme :
“Quand ta femme te
provoque et te met en colère, prend un peu d’eau dans ta
bouche et n’avale pas, ne la crache pas non plus mais
garde l’eau jusqu’à ce que la colère se soit calmée. ”
Il mit en pratique ce
conseil et rapporta quelques mois plus tard que ceci
avait marché.
Puisque que nous croyons
que la colère est l’expression du contrôle de Satan,
nous ne devons pas le laisser prendre le dessus.
Le Prophète (BDSL) nous
a conseillé de dire lors de la colère :
“ Je cherche refuge
auprès de Dieu contre Satan le lapidé. ”
Il conseilla également
lors de la colère de s’asseoir ou de s’allonger car il
est difficile de frapper quelqu’un dans cette position.
De toute évidence, le meilleur remède est de penser à
Dieu et de se poser soi-même une question : “ Avons-nous
le contrôle de notre personne ou laisserions-nous Dieu
prendre le contrôle de notre personne ?” Il faut penser
à la colère et à la punition de Dieu. La colère de Dieu
est-elle plus faible que la notre ? Qu’arriverait-il
s’Il exprimait Sa colère ? Les humains qui cherchent le
pardon de Dieu doivent d’abord pardonner aux autres.
Lorsque quelqu’un
pardonne une autre personne, ceci établit la paix et la
tranquillité dans son coeur. Parallèlement, les
injustices ou les mauvaises actions qui ont mis
quelqu’un en colère se transforment en conflit entre
Dieu et la personne qui est à l’origine. Et si la
personne ne prend pas sa revanche et pardonne, Dieu
agira en son nom.
Le premier attribut de
Dieu / Allah dont nous, musulmans, nous rappelons est Ar
Rahman-Ar Rahim qui veut dire Le très Miséricordieux, Le
tout Miséricordieux. Dieu lui même a dit : “Ma
Miséricorde a vaincu Ma Colère”,
et Il a dit dans un
hadith qudsi :
“ Ô fils d’Adam, quand
tu te mets en colère, rappelle-toi de moi. ”
Ainsi, le rappel d’Allah
et la méditation nous garderons dans la voie droite. Un
des mots de la méditation est ya Halim qui est un des
attributs de Dieu et qui veut dire Le Doux. On peut
également prier Dieu de prendre le contrôle de la
situation et de la ou des personnes qui ont causé cette
colère. Nous devons également penser que cette vie qui
nous est si chère est une vie temporaire et nous ne
devons pas oublier la mort ni troquer la vie éternelle
contre celle de ce bas-monde. Se laver le visage avec de
l’eau fraîche ou prendre une douche froide peut aussi
aider.
Ainsi, il est important
de rediriger l’énergie en se consacrant à autre chose.
Le summum de la sainteté est de faire exactement
l’opposé de ce que la personne provocatrice attend. S’il
elle s’attend à ce qu’on la réprimande ou qu’on
l’agresse verbalement en retour, alors il faut lui dire
: “Je t’aime” et mentionner ses qualités. Si elle
s’attend à une attaque physique alors il faut
l’embrasser et lui pardonner.
C’est à ce propos que la
parole “tendre l’autre joue” est arrivée. Quelqu’un
deviendra une calme quand il aura fait la paix avec
lui-même, avec son Créateur et avec son entourage. La
colère est une mauvaise herbe qui coûte cher. Elle coûte
la santé d’un individu, sa vie dans ce monde et sa vie
dans l’au-delà. Cette mauvaise herbe doit être déracinée
pour permettre à la plante saine de la droiture, de la
piété et du service à Dieu et à Sa Création, de se
consolider et de croître.
- La dépression
La dépression est un
état de pensée triste, de déprime et un sentiment de ne
pas valoir la peine. Elle peut être le résultat de la
colère contre soi-même ou contre autrui, une colère
inexprimée, un échec, une frustration. La dépression est
une maladie mortelle qui peut blesser le corps de façon
intense ou chronique et elle peut détruire
irréversiblement des relations. C’est durant cet état de
dépression que les gens ont des pensées suicidaires et
quelques fois mêmes des actions suicidaires. Durant la
colère cependant, quand une personne essaie de
manifester sa dépression verbalement et physiquement,
elle baisse totalement les bras. La dépression se
construit lentement, alors que la colère est une
manifestation plus aiguë, elle est telle une mite qui
mange doucement l’esprit humain ainsi que son corps.
La dépression peut être
le résultats de pertes, financières ou affectives ou
bien un d’échec dans le travail, scolaire ou
professionnel. Souvent, des patients en stade terminal,
sans espoir de guérison, sont également déprimés.
Quelques fois la dépression ou la déprime sont dues à un
déséquilibre chimique comme la colère, qu’il y ait une
condition psychotrope avec épuisement des amines
cérébrales, de l'epinephrine, de la norepinephrine et de
la dopamine, ou bien un déséquilibre hormonal tel que
l’hyperthyroïdie ou la maladie d’Addison. De ce fait,
pour chaque cas de dépression, lorsque qu’un médecin les
remarque, il doit les évaluer pour mettre en place un
traitement agissant sur la cause.
La façon de lutter
contre la dépression est encore une affaire de contrôle
de l’esprit. Nous devons réaliser que nous ne contrôlons
pas notre destinée. Certains échecs et certaines
difficultés ont pour but de nous apprendre des leçons.
Nous devons savoir que quelqu’un contrôle notre passé,
notre présent et notre futur. C’est ce qu’est un
croyant. Le Calife ‘Ali dit une fois : “ Ce qui fait de
moi un homme qui croit en Dieu, c’est le fait de
réaliser qu’après avoir fait tout ce qui est humainement
possible pour faire en sorte que certaines choses
marchent, elles ne marchent pas comme nous l’aurions
cru, me faisant croire que quelqu’un d’autre avait le
contrôle de cette situation, et pas moi. ”
Lorsque nous donnons de
bons conseils à nos enfants adolescents, les
encourageant à faire le bien et à éviter le mal et
qu’ils n’écoutent pas, ils se retrouvent confrontés à
des problèmes. C’est humain d’être triste mais il n’est
pas nécessaire d’être déprimé en pensant : “je ne suis
pas un bon parent ”. Nous serons interrogés pour les
choses que nous pouvons et devons faire mais pas pour
les choses qui sont hors de notre portée.
Le remède à la
dépression est l’espoir. Dieu a rendu le désespoir
illicite en disant : “ Ne désespérez pas de la
Miséricorde de Dieu. ”
Ainsi, peu importe le
niveau de désespoir, dépression et de frustration où
nous nous trouvons, que ce soit la perte d’une personne
qui nous est chère ou la perte d’un emploi, ou bien le
résultat d’une colère contre un tiers, nous ne devons
pas abandonner l’espoir car il reste toujours une lueur
d’espoir à la fin du tunnel. Le plus grand espoir est
une miséricorde de la part de Dieu.
Ainsi, celui qui a perdu
des biens matériels espère que Dieu remplacera ces
pertes par une chose meilleure. Celui qui a perdu un
être cher espère le revoir dans l’au-delà.
L’espoir est le remède
qui permet de rester en vie et d’avancer et lorsque l’on
dit “ accroche-toi ” ceci veut dire “ accroche-toi à la
corde de l’espoir ” . Il n’est pas contre-nature d’être
triste suite à certaines situations ou évènements. Même
le Prophète (pbsl) était triste lorsqu’il regardait la
triste situation des mécréants, leur rejet de son
message annonçant l’unicité de Dieu et le fait qu’ils ne
deviennent pas musulmans. Dieu lui rappela :
“ Ce n’est pas ton
devoir de faire d’eux des musulmans mais juste de
proclamer la vérité et Dieu donne la guidée à qui Il
veut.”
Durant la dépression, il
y a l’obscurité mais avec l’espoir, il y a la lumière.
De ce fait, chacun doit demander que cette lumière
illumine son cœur et qu’il puisse voir plus loin que ce
qui est la cause de ses souffrances actuelles. Si je
savais que je ne pourrai pas voir le jour prochain, je
tomberai en dépression, mais si j’ai l’espoir de voir le
jour prochain avec tous ses bienfaits, l’amour de ma
famille, mes amis, les êtres qui me sont chers, les
fleurs, etc., je m’endors en paix et me tourne vers
Dieu. Nous devons demander la Miséricorde de Dieu ainsi
que Son pardon pour que nous puissions nous aimer et
nous pardonner, nous-mêmes ainsi que les autres
créatures de Dieu, être en paix avec nous même, notre
Créateur et nos proches.
Nous, musulmans, croyons
que toutes les souffrances, les défaites et les
adversités ne sont qu’une épreuve de la part de Dieu qui
a dit :
“ Vous n’entrerez pas au
Paradis sans avoir été éprouvés. ”
Il dit également :
“ Nous vous éprouverons
par un peu de crainte, de faim, par des pertes légères
de biens, d’honneurs ou de récoltes. Annonce la bonne
nouvelle à ceux qui sont patients, à ceux qui disent,
lorsqu’un malheur les atteint : “ Nous sommes à Dieu et
nous retournerons à Lui ”.
(Chapitre 2 versets
155-157)
Texte écrit par le Dr
Shahid Athar, traduit avec son aimable autorisation par
la sœur Inaya (qu’Allah la récompense).
(15 décembre 2002)

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